Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 07:11

Il est impossible d'être mécréant en l'apparence et croyant dans le cœur en même temps, sauf sous la contrainte.

Ceci est ce qui différencie Ahl Sounna des Mourji’a. Les Mourji’a disent que lorsqu’un homme devient mécréant en l’apparence en insultant Allah ou en se prosternant pour une idole, il est mécréant en l’apparence mais il peut tout de même être croyant dans son cœur, et donc au Paradis dans l’au-delà.

Ibn Taymiya dit :

فَأَمَّا " الشَّهَادَتَانِ " إذَا لَمْ يَتَكَلَّمْ بِهِمَا مَعَ الْقُدْرَةِ فَهُوَ كَافِرٌ بِاتِّفَاقِ الْمُسْلِمِينَ وَهُوَ كَافِرٌ بَاطِنًا وَظَاهِرًا عِنْدَ سَلَفِ الْأُمَّةِ وَأَئِمَّتِهَا وَجَمَاهِيرِ عُلَمَائِهَا وَذَهَبَتْ طَائِفَةٌ مِنْ الْمُرْجِئَةِ وَهُمْ جهمية الْمُرْجِئَةِ : كَجَهْمِ وَالصَّالِحِيَّ وَأَتْبَاعِهِمَا إلَى أَنَّهُ إذَا كَانَ مُصَدِّقًا بِقَلْبِهِ كَانَ كَافِرًا فِي الظَّاهِرِ دُونَ الْبَاطِنِ 

« Quant aux deux attestations de la Foi, celui qui ne les prononce pas alors qu’il est capable de le faire : il est mécréant à l’unanimité des musulmans, et il est mécréant tant dans son cœur qu’en l’apparence d’après les Salaf de la communauté et ses imâm et la majorité de ses savants. Mais un groupe de Mourji’a, qui sont les Jahmiya parmi les Mourjî’a tel Jahm [Ibn Safwân] et Sâlihî et leurs disciples qui sont d’avis que si cette personne admet la vérité dans son cœur, alors c’est un mécréant en l’apparence mais pas dans son cœur. » [Majmoû3 Al Fatâwâ 7/609]

           

Et il dit :

وَ " أَيْضًا " فَهَؤُلَاءِ الْقَائِلُونَ بِقَوْلِ جَهْمٍ والصالحي قَدْ صَرَّحُوا بِأَنَّ سَبَّ اللَّهِ وَرَسُولِهِ ؛ وَالتَّكَلُّمَ بِالتَّثْلِيثِ وَكُلَّ كَلِمَةٍ مِنْ كَلَامِ الْكُفْرِ لَيْسَ هُوَ كُفْرًا فِي الْبَاطِنِ وَلَكِنَّهُ دَلِيلٌ فِي الظَّاهِرِ عَلَى الْكُفْرِ وَيَجُوزُ مَعَ هَذَا أَنْ يَكُونَ هَذَا السَّابُّ الشَّاتِمُ فِي الْبَاطِنِ عَارِفًا بِاَللَّهِ مُوَحِّدًا لَهُ مُؤْمِنًا بِهِ 

« De même, ceux qui sont de l’avis de Jahm et de Sâlihî ont clairement dit qu’insulter Allah et Son messager, et professer la trinité, ainsi que toute parole de mécréance ne sont pas une mécréance du cœur mais bien une marque de mécréance apparente. Ainsi, il est possible [d’après eux] que celui qui insulte et blasphème puisse connaître Allah dans son cœur et être monothéiste et avoir Foi en Lui… »


Puis il dit :

فَإِنَّا نَعْلَمُ أَنَّ مَنْ سَبَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ طَوْعًا بِغَيْرِ كُرْهٍ ؛ بَلْ مَنْ تَكَلَّمَ بِكَلِمَاتِ الْكُفْرِ طَائِعًا غَيْرَ مُكْرَهٍ وَمَنْ اسْتَهْزَأَ بِاَللَّهِ وَآيَاتِهِ وَرَسُولِهِ فَهُوَ كَافِرٌ بَاطِنًا وَظَاهِرًا وَأَنَّ مَنْ قَالَ : إنَّ مِثْلَ هَذَا قَدْ يَكُونُ فِي الْبَاطِنِ مُؤْمِنًا بِاَللَّهِ وَإِنَّمَا هُوَ كَافِرٌ فِي الظَّاهِرِ فَإِنَّهُ قَالَ قَوْلًا مَعْلُومَ الْفَسَادِ بِالضَّرُورَةِ مِنْ الدِّينِ.

  « Et certes, nous savons que celui qui insulte Allah et Son messager de son plein gré sans être contraint, et plus : celui qui tient quelque propos de mécréance que ce soit, de plein gré et sans contrainte ; ainsi que celui qui se moque d’Allah ou de Ses versets ou de Son messager : c’est un mécréant tant son cœur qu’en l’apparence. Et [nous savons] que celui qui prétend qu’une telle personne puisse dans son cœur avoir Foi en Allah mais qu’il est mécréant en l’apparence uniquement : c’est un avis dont la fausseté est forcément connue dans la religion. »


Puis il dit :

فَالْقَلْبُ إذَا كَانَ مُعْتَقِدًا صِدْقَ الرَّسُولِ وَأَنَّهُ رَسُولُ اللَّهِ وَكَانَ مُحِبًّا لِرَسُولِ اللَّهِ مُعَظِّمًا لَهُ امْتَنَعَ مَعَ هَذَا أَنْ يَلْعَنَهُ وَيَسُبَّهُ فَلَا يُتَصَوَّرُ ذَلِكَ مِنْهُ إلَّا مَعَ نَوْعٍ مِنْ الِاسْتِخْفَافِ بِهِ وَبِحُرْمَتِهِ 

« Lorsque le cœur est persuadé de la véracité du messager, et qu’il est le messager d’Allah, et qu’il aime le messager d’Allah et le vénère : il est impossible qu’il puisse en même temps le maudire et l’insulter. Il est inimaginable qu’il puisse faire ça sans avoir [dans le cœur] une forme de mépris envers lui ou envers sa sacralité. » [Majmoû3 Al Fatâwâ 7/557, 558]

 

Les Mourji’a prétendent donc que, lorsqu’un homme libre et conscient insulte Allah ou prononce une quelconque mécréance claire : il est mécréant en l’apparence mais pas forcément dans son cœur.


Alors qu’Ahl Sounna disent : S’il commet de la mécréance comme insulter Allah ou adorer une idole sans y avoir été forcé sous la contrainte ; c’est qu’il est forcément dans son cœur mécréant, soit parce qu’il aime la mécréance, soit parce qu’il méprise l’Islam, ou soit parce qu’il préfère ce bas monde à l’au-delà et commet de la mécréance pour obtenir une jouissance mondaine ; quelque soit la raison qui le pousse à le faire sans y être contraint il est forcément mécréant dans son cœur.

 

Alors lorsqu’on sait que les Mourji’a furent des hérétiques et furent jugé mécréant par les Salafs pour avoir prétendu que celui qui insulte Allah peut en même temps avoir la Foi dans son cœur bien qu’il soit mécréant en l’apparence ; que dire de ceux qui aujourd’hui affirment que celui qui insulte Allah librement et consciemment n’est ni mécréant dans le cœur ni en l’apparence, mais au contraire un musulman pervers ?!

 

Les preuves de cette règle :


Première preuve : Le prophète, que la paix d’Allah soit sur lui, a dit « Certes, les actes ne vont qu’avec les intentions. » Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim.

Ce Hadîth est une preuve catégorique que les actes sont le fruit d’une intention, et l’intention est la racine de la Foi.

 

Deuxième preuve : Allah a dit « Quiconque mécroit en Allah après avoir cru, sauf celui qui y est contraint alors que son cœur est rassuré sur la Foi, mais celui qui ouvre son cœur avec la mécréance a sur lui la colère d’Allah et a un grand châtiment ; » Sourate 16 verset 106.

 

Troisième preuve : Allah a dit « Était-ce d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas : vous êtes devenu mécréant après avoir eu la Foi. » Sourate 9 versets 65 et 66.


Ces versets sont une preuve catégorique et formelle, que celui qui commet de la mécréance sans y être contraint : il a ouvert son cœur avec la mécréance, et a mécru après avoir eu la Foi.

 

Cheykh Al Islâm Ibn Taymiya a dit au sujet de ces versets :

ولهذا كان القول الظاهر من الإيمان الذي لا نجاة للعبد إلا به عند عامة السلف والخلف من الأولين والآخرين إلا الجهمية جَهْماً ومن وافقه فإنه إذا قدر أنه معذور لكونه أخرس، أو لكونه خائفاً من قوم إن أظهر الإسلام آذوه ونحو ذلك، فهذا يمكن ألا يتكلم مع إيمان في قلبه، كالمكره على كلمة الكفر، قال اللّه تعالى‏:‏‏ {‏إِلاَّ مَنْ أُكْرِهَ وَقَلْبُهُ مُطْمَئِنٌّ بِالإِيمَانِ وَلَكِن مَّن شَرَحَ بِالْكُفْرِ صَدْرًا فَعَلَيْهِمْ غَضَبٌ مِّنَ اللّهِ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ‏}‏ ‏[‏النحل‏:‏106‏]‏ وَهذه الآية مما يدل على فساد قول جهم ومن اتبعه، فإنه جعل كل من تكلم بالكفر من أهل وعيد الكفار، إلا من أكره وقلبه مطمئن بالإيمان‏.‏ فإن قيل‏:‏ فقد قال تعالى‏:‏ ‏{‏وَلَكِن مَّن شَرَحَ بِالْكُفْرِ صَدْرًا‏}‏ قيل‏:‏ وهذا موافق لأولها فإنه من كفر من غير إكراه فقد شرح بالكفر صدراً، وإلا ناقض أول الآية آخرها، ولو كان المراد بمن كفر هو الشارح صدره، وذلك يكون بلا إكراه، لم يستثن المكره فقط، بل كان يجب أن يستثنى المكره وغير المكره إذا لم يشرح صدره، وإذا تكلم بكلمة الكفر طوعاً فقد شرح بها صدراً وهي كفر، وقد دل على ذلك قوله تعالى‏:‏ ‏{‏يَحْذَرُ الْمُنَافِقُونَ أَن تُنَزَّلَ عَلَيْهِمْ سُورَةٌ تُنَبِّئُهُمْ بِمَا فِي قُلُوبِهِم قُلِ اسْتَهْزِؤُواْ إِنَّ اللّهَ مُخْرِجٌ مَّا تَحْذَرُونَ وَلَئِن سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبُ قُلْ أَبِاللّهِ وَآيَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنتُمْ تَسْتَهْزِؤُونَ لاَ تَعْتَذِرُواْ قَدْ كَفَرْتُم بَعْدَ إِيمَانِكُمْ إِن نَّعْفُ عَن طَآئِفَةٍ مِّنكُمْ نُعَذِّبْ طَآئِفَةً بِأَنَّهُمْ كَانُواْ مُجْرِمِينَ‏}‏ ‏[‏التوبة‏:‏64‏:‏ 66‏]‏‏.‏ فقد أخبر أنهم كفروا بعد إيمانهم مع قولهم‏:‏ إنا تكلمنا بالكفر من غير اعتقاد له، بل كنا نخوض ونلعب، وبين أن الاستهزاء بآيات اللّه كفر، ولا يكون هذا إلا ممن شرح صدره بهذا الكلام، ولو كان الإيمان في قلبه منعه أن يتكلم بهذا الكلام‏.

  « Ce pourquoi la parole extérieure fait partie de la Foi sans laquelle un homme ne peut être sauvé, et ceci d’après l’ensemble des prédécesseurs et des successeurs, parmi les premiers et les derniers, excepté les Jahmiya : Jahm et ceux qui l’on approuvé. En effet, dans l’hypothèse où une personne est excusée à cause qu’il est muet ou car il a peur de son peuple qui lui ferait du mal s’il manifestait l’Islam ou quelque chose comme ça, dans ce cas il est possible qu’il ait la Foi dans son cœur sans rien prononcer de sa langue[1], tout comme celui qui est contraint de prononcer une parole de mécréance. Allah a dit « Sauf celui qui y est contraint, alors que son cœur reste rassuré sur la Foi, mais quiconque ouvre son cœur avec la mécréance : ceux là ont sur eux la colère d’Allah et ont un terrible châtiment » (sourate 16 verset 106)

Or ce verset indique la décadence de l’avis de Jahm et de ses adeptes ; car ce verset a classé toute personne qui tiendrait des propos de mécréance parmi les mécréants menacés ; sauf celui qui est contraint et dont le cœur est rassuré sur la Foi. Et si on dit « Mais Allah a dit « Mais quiconque ouvre son cœur avec la mécréance » ! » On répondra alors : Ceci concorde avec le début du verset, car celui qui commet de la mécréance sans y être contraint : il a ouvert son cœur avec la mécréance, sinon le début du verset contredirait la fin. Et si cela voulait parler de celui qui commet la mécréance en ouvrant son cœur et que cela puisse arriver sans être sous la contrainte alors le verset n’aurait pas fait exception pour le contraint uniquement, mais il aurait fallu excepter le contraint ainsi que celui qui n’est pas contraint [et qui commet de la mécréance] sans ouvrir son cœur à la mécréance.[2]

Lorsqu’il tient des propos de mécréance par opportunisme : il a ouvert son cœur avec la mécréance et ceci est une mécréance. C’est ce que nous enseigne la parole d’Allah « Les hypocrites craignent que ne soit révélée une sourate qui révèle ce qu’il y a dans leurs cœurs ! Dis : Moquez vous seulement ! Allah exposera ce que vous craignez ! Et si tu leur demandais, ils diraient assurément : « Nous ne faisions que bavarder et blaguer ! » Dis « C’était d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous avez certes mécru après avoir eu la Foi. Si Nous pardonnons à une partie d’entre vous, nous châtieront une partie car ils furent criminels. » (Sourate 9 versets 64-66) Allah nous a annoncé qu’ils sont devenu mécréants après avoir eu la Foi, malgré qu’ils ont dit « Nous avons tenu ces propos impies sans y croire, mais nous blaguions et bavardions ! »

Et Allah exposa que se moquer de Ses versets est une mécréance, et que cela ne peut subvenir que d’une personne ayant ouvert son cœur avec la mécréance, car s’il y avait la moindre Foi dans son cœur, elle l’aurait empêché de tenir ce genre de propos. » [Majmoû‘ Al Fatâwâ 7/219, 220]

 

Et Ibn Taymiya dit aussi :

إن سب الله أو سب رسوله كفر ظاهرا وباطنا وسواء كان الساب يعتقد أن ذلك محرم أو كان مستحلا له أو كان ذاهلا عن اعتقاده هذا مذهب الفقهاء وسائر أهل السنة القائلين بأن الإيمان قول وعمل. 

« Insulter Allah et insulter Son messager est assurément une mécréance extérieure et intérieure. Et ça ne change rien que l’insulteur croit en l’interdiction de ce qu’il a dit, ou qu’il croit que c’est permis, ou qu’il ne se soucie pas d’y croire. Et ceci est la doctrine des juristes et de tous les sunnites qui professent que la Foi est parole et acte. » [Sârim Al Masloûl, page 512]

 

Et Ibn Taymiya dit :

وما كان كفراً من الأعمال الظاهرة؛ كالسجود للأوثان، وسب الرسول ونحو ذلك، فإنما ذلك لكونه مستلزما لكفر الباطن 

« Ce qui consiste en une mécréance dans les actes extérieurs ; comme se prosterner pour une idole ou insulter le messager ou les choses de ce genre : c’est uniquement parce qu’elle est indissociable de la mécréance intérieure.» [Majmoû‘ Al Fatâwâ 14/120]

 

Ainsi nous savons que :


-          Celui qui dit qu’un homme qui commet de la mécréance sans être sous la contrainte est mécréant en l’apparence mais pas forcément dans le cœur : c’est un Mourjî Jahmî.

 

-          Celui qui dit qu’un homme qui commet de la mécréance sans être sous la contrainte, il est mécréant tant en l’apparence que dans son cœur : c’est un Sunnite.

 

-          Celui qui dit qu’un homme qui commet de la mécréance sans être sous la contrainte n’est ni mécréant extérieurement ni intérieurement : il est pire qu’un Jahmî ; et plus égaré encore, comme c’est le cas de la tendance des pseudos-salafi tel Mohammed Al Albânî et ses semblables.

 

Points à retenir :

Ø  La mécréance de l’acte est toujours liée à la mécréance du cœur, sauf sous la contrainte ou lorsque l’acte est à la base involontaire.


Ceux qui disent que la mécréance de l’acte n’est pas toujours liée à la mécréance du cœur sont les Jahmiya.



[1] Ibn Taymiya parle ici de celui qui ne manifeste ni d’Islam ni de mécréance, comme lorsqu’il dit :

فالمؤمن إذا كان بين الكفار والفجار لم يكن عليه أن يجاهدهم بيده مع عجزه ولكن إن أمكنه بلسانه وإلا فبقلبه مع أنه لا يكذب ويقول بلسانه ما ليس في قلبه إما أن يظهر دينه وإما أن يكتمه وهو مع هذا لا يوافقهم على دينهم كله بل غايته أن يكون كمؤمن آل فرعون وأمرأة فرعون وهو لم يكن موافقا لهم على جميع دينهم ولا كان يكذب ولا يقول بلسانه ما ليس في قلبه بل كان يكتم إيمانه وكتمان الدين شيء وإظهار الدين الباطل شيء آخر فهذا لم يبحه الله قط إلا لمن أكره بحيث أبيح له النطق بكلمة الكفر

« Lorsque le croyant se trouve entouré de mécréants et de débauchés, il n’est pas tenu de les combattre de ses mains alors qu’il est impuissant, mais il est tenu de le faire de sa langue s’il en est capable, sinon il le fait de son cœur, sans pour autant mentir et dire de sa langue le contraire de ce qu’il croit dans son cœur. Il doit soit montrer sa religion soit la cacher, sans pour autant s’accorder à leur religion. Au pire des cas, il sera comme le croyant des gens de Pharaons, ou la femme de Pharaon qui ne s’accordaient pas à toute leur religion et ne mentaient pas en disant de leur langue ce qu’ils ne croyaient pas dans leur cœur, mais ils cachaient leur Foi. Et le fait de cacher sa religion est une chose, mais manifester une religion fausse est une autre chose : cela, Allah l’a totalement interdit sauf dans un seul cas : la contrainte, là il lui est permis de prononcer des propos de mécréance. » [Minhâj As-Sounna 6/424].

[2]              Ce qu’explique Ibn Taymiya ici : c’est que s’il était possible de commettre de la mécréance sans pour autant ouvrir son cœur à la mécréance même sans être contraint, alors Allah n’aurait pas fait exception uniquement pour le contraint : mais il aurait fait exception de tout les autres cas où il aurait été possible de commettre de la mécréance sans ouvrir son cœur à la mécréance.

Partager cet article

Repost 0
Published by muwahhidin-vs-talafi
commenter cet article

commentaires

 

Tahakoum

 

  Le-Takfir-copie-1.jpg

 

  notion-de-base.jpgfleche2.jpg

  fleche.jpgReponse-aux-ambiguites.jpg

 

Comprendre l'Islam avec facilité

 

Comment se reconvertir a l'Islam

Recherche

  8365-حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ عِيَاضٍ ، عَنِ الأَعْمَشِ ، عَنْ خَيْثَمَة ، عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ عَمْرٍو , قَالَ : يَأْتِي عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ يَجْتَمِعُونَ وَيُصَلُّونَ فِي الْمَسَاجِدِ وَلَيْسَ فِيهِمْ مُؤْمِنٌ. [مستدرك الحاكم برقم ٨٣٦٥]


Foudhayl Ibn Iyadh nous   rapporte, d’après Al-Amach, d’après Haythama, d’après Abd’Allah Ibn Amr   -qu’Allah les agrée- qui a dit : « Viendra au gens une époque ou il se rassemblerons et prierons dans les mosquées sans qu’il n’y est parmi eux, un seul croyant. » (Musulman Authentifié et rapporté par Al-Hakim n°8365, Ibn Abi Chayba n°30992, Kanz Al-Oumal n°31109, Al-Ajouri dans Al-shari’a page 87, Faryabi dans Sifat Al-Mounafiq n°101

 

30244- حَدَّثَنَا وَكِيعٌ ، عَن مُوسَى بْنِ عُبَيْدَةَ ، عَن وَهْبِ بْنِ وَهْبٍ ، عَن سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ ، عَن عُمَرَ ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ إذَا اسْتَلَمَهُ يَعْنِي الْحَجَرَ : آمَنْت بِاللهِ وَكَفَرْت بِالطَّاغُوتِ. [مصنف ابن ابي شيبة برقم ٣٠٢٤٤]

 

Wakihrapporte, d’après Moussa Ibn Oubayda, d’après Wahb Ibn Wahb, d’après Saïd Ibn Al Moussayib, que Omar Ibn Al Khattab -qu'Allah les agrées- lorsqu’il touchait la pierre noir, disait : « J’ai Foi en Allah et je mécroie au Taghout » Rapporté par Ibn Abi Chayba dans sont Moussanaf n°30244 et n°16044

 

3518- حَدَّثَنَا حَاتِمُ بْنُ إسْمَاعِيلَ ، عَنْ جَعْفَرٍ ، عَنْ أَبِيهِ ، قَالَ : كَانَ عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ يُعَلِّمُ وَلَدَهُ يَقُولُ قُلْ آمَنْت بِاَللَّهِ وَكَفَرْت بِالطَّاغُوتِ. [مصنف ابن ابي شيبة برقم ٣٥١٨]

 

Hatim Ibn Ismaïl rapporte d'après jaffar, d'après sont père qui dit: « Ali Ibn Al Housseyn -qu'Allah les agrées- enseignait a son fils ces paroles : « Dis : J’ai cru en Allah et mécru au Taghout. » Rapporté par Ibn Abi Chayba dans sont Moussanaf n°351

 

 

Mouadh Ibn Jabal –qu’Allah l’agrée- a dit : « J’accepte la vérité de quiconque l’apporte même si c’est un mécréant ou un pervers, et méfiez vous de l’égarement du sage, ils ont dis : comment savoir lorsqu’un mécréant dit une parole de vérité ? Il dit : la vérité est lumière. » Authentique rapporté par Abou Daoud n°4611 (202/4) Al-Hakim n°8422 (4/507) Bayhaqi n°20705 (10/210) Dhahabi 1/405 Majmoû‘Al Fatâwâ

Catégories