At-Tahakoum ila Tâghoût : La demande de jugement auprès des tribunaux non
islamiques
Cheykh ‘Abdallâh ibn Mouhammad Al Ghounaymân.
Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et Louange à Allah Seigneur des mondes, et que la bénédiction et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi qu’aux
membres de sa famille, et à tous ses Compagnons.
« Ô Allâh, Seigneur de Jibril, de Mikâ’îl et d’Isrâfil, Créateur des cieux et
d la terre, Celui qui connaît parfaitement le monde invisible et le monde visible, c’est Toi qui trancheras les divergences de Tes serviteurs. Par Ta permission, guide-nous vers la vérité sur
laquelle on a divergé. Tu guides certes qui Tu veux vers le droit chemin. » [Rapporté par Muslim]
Après quoi, ceci est une rencontre avec le Sheikh ‘Abdallâh Ibn Mouhammad Al
Ghounaymân qu’Allah le préserve. Nous lui posons certaines questions en ce qui concerne la Foi (Imân) et l’Unicité d’Allah (Tawhîd) et aussi sur le jugement légale (al
Ahkâm ach-Shar‘îya) [de certain cas précis].
Nous implorons Allah gloire à Lui, de l’assister et de l’aider afin qu’il réponde [correctement] à ces questions.
Première question :
Question :
« Depuis longtemps maintenant et ce jusqu’à nos jours, beaucoup de pays furent éprouvés par la présence de tribunaux séculaires qui ne
jugent pas avec la loi d’Allah, mais avec les règles et législations des Tawâghît, djinns ou humains, or il est quasiment impossible de trouver un pays voire même une contrée sans y trouver ces
lois qui jugent entre les gens dans des domaines ayants traits aux personnes, biens et affaires de sang. Certains d’entre eux agréent cela et d’autres sont forcés de s’y soumettre, il est
pratiquement impossible de se préserver de cette calamité sauf par la grâce Allah.
La question est de savoir, étant donné que beaucoup de gens sont dans la nécessité d’avoir recours à ces tribunaux qui ne jugent pas
avec la loi d’Allah, que dit la religion sur celui qui recherche le jugement auprès de ces tribunaux, dans le but d’obtenir ses droits, ses biens ou choses similaires d’ordre mondaines ?
»
Réponse :
« Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.
Louange à Allah Seigneur des mondes, et que la bénédiction le salut et la paix soient sur
Son serviteur et messager, notre Prophète Muhammad le guide des pieux, ainsi que sur les
membres de sa famille, à tous ses Compagnons et aux successeurs.
Après quoi, se rendre chez un juge qui ne juge pas avec la Shari’a est totalement interdit quelle que soit la circonstance, même si
l’homme venait à perdre ses biens mondains.
Car demander le jugement est de la foi et du Tawhîd, le demander à Allah fait partie de la foi et du Tawhîd. [Légiférer] est un droit
spécifique au Seigneur
-Djalla wa ‘Alâ-, et si cela est réalisé pour une créature, il n’est donc pas permis d’octroyer cela à une créature.
Celui qui soumet une affaire à un juge, lui confère par son acte ce pouvoir de légiférer et en est satisfait.
Ce bas monde ne doit pas être troqué en échange de la foi et de l’au-delà, l’homme doit absolument préserver sa
religion, dusse t-il pour cela perdre tout ce qu’il possède de mondain, et Allah
-Djalla wa ‘Alâ- a mentionné dans ce verset cité par le questionneur a propos de ceux qui ont de la science et ont reçu une part du Livre,
lorsqu’ils ont dit que les lois de l’époque préislamique (Jahiliya) son préférables et meilleurs que les lois Islamiques, Allah
-Djalla wa ‘Alâ- nous a informé qu’ils étaient maudits.
Allah
-Djalla wa ‘Alâ- a dit : « 51.
N’as-tu pas vu ceux-là, à qui une partie du Livre a été donnée, avoir foi à la magie (gibt) et au Tâghoût, et dire en faveur de ceux qui ne croient pas: «Ceux-là sont mieux guidés
(sur le chemin) que ceux qui ont cru. » 52. Voilà ceux qu´Allah a
maudits » (Sourate 4)
Et la cause de la révélation de ce verset est connue : c’est lorsque certains notables juifs de Médine sont partis voir les
Quraychites pour les inciter contre le Prophète -sallâ Allahoû ‘aleyhi wa sallam-.
Les Mecquois leur ont demandé : « Vous qui êtes des gens de science et du Livre, quelle est la religion la plus droite, la nôtre
ou bien celle de Mohammed ? »
Ils ont répondu : « La vôtre est plus droite ! » Il est connu que leur parole était sans conviction, ils croyaient plutôt que
l’islam est meilleur et plus droit, mais leur jalousie envers le Prophète -sallâ Allahoû ‘aleyhi wa sallam- les amena à être d’accord, en apparence seulement, avec les idolâtres, car
Allah
-Djalla wa ‘Alâ- a informé qu’ils le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs propres enfants.
Si l’homme par exemple sait qu’Allah
-Djalla wa ‘Alâ- a émis un jugement pour chaque affaire, cela devient indispensable.
Il y a, dans le livre d’Allah
-Djalla wa ‘Alâ-,
une réponse pour toute affaire qui apparaît aux hommes, et il n’est pas nécessaire que cela soit stipulé clairement. Le livre d’Allah
-Djalla wa ‘Alâ-
dans sa globalité contient une science et des règles inépuisables, [donc si l’homme sait qu’Allah à un jugement pour toute affaire] puis s’en va rechercher le jugement auprès des lois séculaires
mises en place par des hommes, alors qu’il le sait, ceci lui efface sa foi, qu’Allah nous en préserve, et Allah est plus savant et que le salut et la paix soient sur notre Prophète Muhammad.
»
Allah a dit « 20. Ceux à qui Nous avons donné le livre le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants, mais une partie
d’entre eux cachent la vérité alors qu’ils savent. » (Sourate 6)